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Critique de End Times, Eels

Bon alors, qu’est ce qu’il vaut ce chutier de Eels ?!

Ba oui on est pas dupe. Que Eels nous sorte un album seulement quelques mois après « Hombre Lobo », à moins d’un coup de génie (ce qui aurait pu être possible avec Eels cela dit) ça sent le remplissage de titres jusqu’ici laissés pour compte !

A vrai dire, « End Times » ne s’avère pas ultra transcendant, Mark Oliver Everett arrivant à peine à nous sortir de jolies compositions de sous son pyjama !

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Bon, ce qui est un peu chiant avec Eels, c’est qu’il faut à chaque fois se mettre en « mode Eels » (c’est à dire, dépressif, mélancolique, barbu, …) car c’est pas le genre de musique qu’on écoute d’un trait comme ça entre un Black Rebel Motorcycle Club ou un Kasabian…en tout cas c’est comme ça que je le perçois.

Bref, quand je parlais de chutier, c’était pas vraiment une blague ! « End Times » constitue un joli recyclage de mélodies déjà entendues maintes fois par Eels. C’est triste à dire étant donné que ce groupe a toujours fait preuve d’une originalité et d’un caractère sans pareil. Mais là, force est d’admettre que cet album est à la limite de la caricature. Du début (« The Beginning« ) à la fin (« On My Feet« ), on se farcie la même bouillasse d’arpèges sur lesquels E chante plus désespérément que jamais….

Globalement, il s’agit d’un album très intime, proche de « Electro-Shock Blues » niveau ambiance, (bien qu’il soit moins glauque tout de même) mais qui contrairement à ce dernier, n’arrive pas à vous intriguer, à vous émouvoir concrètement, ni à vous arrêter de lire en vous disant « putain ce mec est un génie » comme c’était bien souvent le cas sur les albums précédents !

Qu’il s’agisse de morceaux rythmés (« Gone Man« , « Paradise Blues« , Unhinged« ), ou de morceaux tendres (euh…tous les autres morceaux) on reste dubitatif quoi qu’il arrive. Aussi, à l’écoute de « In My Younger Days« , on croirait presque entendre la mélodie de « Restraining  Order Blues » (présent sur « Shootenanny »). Le morceau aurait très bien pu en être une face B.

Seuls « Mansions  Of Los Feliz » et « Little Bird » ont vraiment retenu mon attention pour tout vous dire. Autrement, les mélodies sont là, mais elles ont beaucoup de mal à percer, si bien que « End Times » devient assez anecdotique, même « Hombre Lobo » qui avait subi des critiques peu admiratives (alors que bon, il est franchement pas mal hein !) était nettement mieux fourni.

Rien de surprenant donc, pas de morceau phare, pas de grosse claque. C’est presque une déception je dirais, d’autant que je ne pense pas acheter cet album en cd, créant ainsi le premier vide dans ma discographie de Eels…..

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Commentaires

  1. 19/02/2010 à 14:31 | #1

    C’est même carrément une déception :)
    Putain qu’est ce que le design de ton blog est génial…^^