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Le cd n’est pas mort #3 : Rock’n'Roll Animal

Place à un incontournable du rock avec ce qui est certainement l’un des meilleurs albums de Lou Reed : le Rock’n’Roll Animal !

Derrière ce nom si charismatique se trouvent 5 titres (7 dans la version cd remasterisée de 2000) enregistrés en live le 21 décembre 1973 à New York. Seulement 5 morceaux vous allez me dire ?! Attention au blasphème bande de jeunes sacripants ! (sacripants ouai ! tout à fait !) car il s’agit là de morceaux emblématiques du Velvet Underground et de Lou Reed, portés à un tout autre niveau que ce que nous offre les versions studios (déjà excellentes).

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A cette époque, Lou Reed vient de sortir deux de ces meilleurs albums solo : Transformer et Berlin. Le Rock’n'Roll Animal sort un an après ce dernier et illustre les concerts absolument grandioses de la tournée.

En outre, Lou Reed ne fait pas dans la demi-mesure et empreinte 2 guitaristes d’Alice Cooper : Dick Wagner et Steve Hunter, qui à eux 2, vont donner un ton complètement différent aux compositions originales des morceaux. Alternant période Velvet (« Sweet Jane« , « Heroin », « White Light/White Heat« , « Rock’n'Roll« ) et Lou Reed en solo (« How Do You Think It Feels« , « Caroline Says I », et « Lady Day« ), la prestation se retrouve vraiment embellie et je peux vous dire qu’on reste pas de marbre après avoir écouté tout ça !

Le concert commence avec une intro de 3 minutes qui frappe par la complémentarité stupéfiante des 2 guitaristes. Franchement je dois avouer que j’ai rarement entendu un jeu qui se combinait aussi bien, à part peut-être chez Boston.  Bon il y a d’autres duos de folie, comme Keith Richards/Ron Wood par exemple, mais c’est vraiment pas pareil. Surtout que cette synergie entre Wagner et Hunter opère tout au long de l’album.

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Bref, l’intro donne le ton : un rock puissant, inventif, acéré et…rahh, du ROCK, tout simplement ! Intro qui laisse la place à un « Sweet Jane » aux accords simples mais tellement efficaces. Rarement ces accords ont eu l’occasion d’être autant mis en avant, ça vous prend aux tripes, et avec le chant/parlé de Lou Reed, on se dit que c’est vraiment ça le rock’n’roll.

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On est qu’à un titre, et on est loin des surprises. « Heroin« . LE morceau du Velvet Underground par excellence, interprété ici de façon magistrale (comme tous les titres de l’album donc je vais un peu arrêter avec les éloges :P ) et surtout bien différent de la version figurant sur le Velvet Underground & Nico.

La chanson est complètement retravaillée, si bien qu’on croirait découvrir un nouveau morceau (ça aussi, c’est un peu le cas pour tous les titres :) ). La guitare au son simple et brut de Lou Reed est remplacée par un son auréolé d’un peu de delay/chorus et des guitares qui s’enflamment littéralement lors du refrain. C’est juste sublime. Le violon lancinant n’est plus là aussi, seul le chant mélancolique de Lou Reed transmet une émotion toujours aussi troublante.

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Aussi, ça fait tellement plaisir d’entendre Lou Reed y mettre toute sa hargne tout au long de l’album, en particulier sur des titres comme « Caroline Says I » ou « White Light/White Heat » qui à la base sont fondés sur une mélodie beaucoup plus morne.

Une chose qui fait aussi que cet album sonne différent par rapport aux albums studios, c’est la présence du synthé, tenu par Ray Colcord, qui donne une atmosphère très spirituelle à cette œuvre. A ce que je me souviens, il y a juste le titre « What Goes On » qui détient à peu près ce même son d’orgue/synthé sur l’album éponyme du Velvet Underground.

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Une chose est indéniable, c’est qu’il s’agit d’une des plus belles réussites de Lou Reed. Avec cet album, il nous a offert quelque chose de différent, quelque chose qui nous fascine, qui nous agite, qui nous passionne….

Que dire pour vraiment conclure… Disons que si vous voulez que vos oreilles écoutent l’effervescence du rock’n'roll dans toute sa splendeur, vous devrez forcement passer par cet album surexcitant.

ps : vu que je commence à me lancer dans les vinyles, il est fort probable que cette chronique soit renommée : « le vinyle n’est pas mort » :)

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