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Critique de Love 2, Air

Le duo versaillais est de retour ! Cela fait à peine 2 ans que le discret, mais non moins réussi, « Pocket Symphony » est paru, et voilà que les 2 inséparables nous livrent leur nouvel opus : « Love 2« .

Certains parlent d’une réelle déception et se retranchent encore une fois derrière « Moon Safari » ou « 10 000Hz Legend« , d’autres évoquent plus un retour aux sources, voir même une réussite éclatante. Difficile de se forger une opinion concise avec tout ça !

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J’ai donc pris sur moi de réécouter les albums un par un, surtout le petit dernier, et au final…c’est dommage, mais j’ai envie de dire que Air nous offre encore la même tambouille, avec les ingrédients qui ont fait leur réussite, à savoir : balades psychédéliques, voix trafiquées, nappes de synthé, arpèges discrets et savoureux, etc etc.

Bon, normal c’est du Air ! Seulement au bout de 10 ans, on s’attend quand même à ce que le duo fasse un peu plus évoluer sa musique. C’est triste parce qu’on a l’impression qu’ils se cantonnent à ce qu’ils savent faire et ne s’en détachent pas. Quitte à nous pondre un album complètement déjanté, pourquoi pas, mais au moins ça changera !

Ne cherchez donc pas la révolution, car il n’y en a pas !

Ce constat effectué, et bien on se résigne à adopter, si je puis dire, ces nouveaux titres avec plus ou moins d’enthousiasme. Le fade-in de « Do The Joy« , là pour le coup, je dois avouer avoir été tout de suite happé par le riff de basse et le synthé complètement louf’, mais le nuage sur lequel on s’apprêtait à passer du bon temps est très vite condensé par l’anecdotique « Love« .

Heureusement la volupté de « So Light Is Her Football » rehausse le niveau, tout comme le très rythmé « Be A Bee« . Mais comme je l’ai mentionné plus haut : c’est beau, c’est planant, c’est passionnant, mais c’est du déjà entendu. Donc, à ceux qui mentionnerai un renouveau artistique, et bien… il faudrait peut-être arrêter de constamment branler les 2 poireaux hein !

Néanmoins, même si la recette est la même donc, on ne peut évidemment pas parler de monotonie, et il est irréfutable que Dunckel et Godin possèdent un talent artistique inégalable. Je dis ça grâce aux 2 perles de l’album : « Tropical Disease » et « Heaven’s Light » d’une sensualité assez rare ! Il s’échappe de ces 2 morceaux une exquise délicatesse, remplies de subtiles instrumentations. Et là, c’est vrai qu’avec de telles compos, on se dit que le duo possède un savoir-faire incroyable.

« Sing Sang Sung » fera se rétracter certains et d’autres s’émerveiller, pour moi c’est les 2 à la fois. Il y a là dedans une pointe commerciale assez déplaisante, mais aussi une mélodie si charismatique qu’il est difficile d’y résister.

S’enchainent ensuite « Eat My Beat« , « You Can Tell It To Everybody » et « African Velvet » qui vous feront saliver une dernière fois ne serait-ce que par l’aspect créatif qui compose ces chansons.

Alors voilà, au final il ne s’agit pas d’un mauvais album de Air, je vous rassure tout de suite, il vaut vraiment le coup. Il dispose d’une richesse vraiment appréciable en ce très très froid mois d’octobre lol. Mais il ne vous empêchera certainement pas de sortir ces quelques mots de votre bouche : « ouai, c’est du Air quoi… ».

Découvrez la playlist Air – Love 2 avec Air

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